mercredi 10 mai 2017

Voyager à vélo

Vous rêvez d'évasion et d'aventure-s ? Un petit voyage à vélo s'impose ! Il y en a pour tous les goûts : pour les sportifs, contemplatifs, amateurs de vieilles pierres ou gastronomes, à deux pas de chez vous ou au bout du monde, toutes les variantes sont possibles. Un peu comme en voiture. C'est l'intermédiaire parfait entre voiture et marche à pied. C'est simple, vous prenez ci-dessous tous les avantages de chacun et supprimez tous les inconvénients.

La marche à pied
les + : rapport à la nature, immersion dans le paysage, discrétion, effort physique, coût peu élevé
les - : port du sac à dos pénible, faible vitesse, vulnérabilité horaire

La voiture
les + : rapidité, longues distances (tout de même 60 à 100 km par jour en vélo), confort, souplesse horaire, bagages
les - : pollution, encombrement, prix, visite superficielle du paysage.

Et attention aux idées reçues, hein ! Qui pense vraiment que faire du vélo c'est compliqué, monotone et qu'il faut être sportif de haut-niveau ? Au contraire, rien de plus facile ! (Il y en a même qui voyagent avec des très jeunes enfants) Il faut juste bien préparer son matériel et planifier l'itinéraire de ses rêves, de la simple balade le long des canaux, à la route de la Soie.

Le Matériel
On trouve sur le net plein de sites pour s'informer sur le matériel spécifique et les petits trucs pour bien préparer son voyage. Il existe même un livre, le Manuel du Voyage à vélo.
Et une très bonne boutique, cyclo-randonnée, qui a l'avantage de vendre une liste limitée de produit sélectionnés et approuvés par de nombreux cyclotouristes (bien pratique car il y a tellement de références qu'on ne sait parfois pas quoi choisir). Par ailleurs les prix sont intéressants, vous pouvez y aller les yeux fermés !

Liste pense-bête non exhaustive

  • un vélo ! Il doit être préparé avant le voyage et testé. Il doit être confortable et être équipé  de portes-bagages, d'une vraie béquille fixée sur l'arrière du vélo (pas de béquille centrale !)
  • un kit de réparation comprenant : démonte-pneus, chambre à air et rustines, outil multifonction, un cadenas et un câble antivol, un câble de dérailleur et de frein, une vieille chambre à air pour accrocher à peu près tout, des colliers de serrage en plastique, un tendeur, une pompe, un gilet jaune fluo...
  • des sacoches étanches et de bonne qualité
  • des lampes pour le vélo et une lampe frontale
  • Une sacoche de guidon pour mettre ses effets personnels (téléphone portable, porte-feuille, etc.) et équipé d'une poche transparente pour la carte routière
  • Des vêtements pour tous les types de météo
  • Une trousse de toilette light et trousse de premiers secours
  • Tente, tapis de sol, duvet 
  • Gaz, réchaud, popotte, bol en plastique, couteau et une grosse cuillère, mini éponge + liquide vaisselle de poche
  • une poche à eau Ortlieb de 4 litres, bien pratique pour la cuisine, se laver les mains ou une micro vaisselle au bivouac.
  • Un casque pour la tête :)
  • etc.
L'ensemble doit faire entre 30 et 40 kilos en fonction des réserves de nourritures et de la garde-robe choisie. On peut être encore plus léger si on dort à l'hôtel...



La Préparation
Elle consiste d'abord à la préparation du matériel et du vélo comme indiqué ci-dessus. Ensuite, il faut se décider sur un itinéraire et un objectif. En général une simple carte routière suffit. Il faut qu'elle soit assez détaillée (les cartes Michelin au 1/250.000° sont très suffisantes). Pour connaitre les voies cyclables sur votre route, consulter la carte interactive des pistes cyclables de l'Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes, ou bien taper dans votre moteur de recherche préféré: "pistes cyclables + département" pour plus d'informations (la carte de l'AF3V n'étant pas très détaillée.
Parfois, l'itinéraire est carrément entièrement balisé sur de très longues distances comme pour les EuroVelo qui sont des itinéraires cyclables européens. Généralement les rivières sont souvent bordées de voies cyclables.

Hébergement : Prenez une douche chaude !
Les cyclotouristes se sont organisés en réseau mondial autour du site Warmshower.
Ce réseau est basé sur la solidarité, l'accueil et la réciprocité. Grâce à l'outil 'carte' vous repérez les voyageurs qui sont sur votre route et vous leur demandez l'hospitalité. En échange, vous pouvez être contacté par des voyageurs venus dans votre région. Les rencontres sont riches et sincères. A essayer!

Quelques exemples 
J'avais rédigé sur ce blog quelques retours de voyage :
Grenoble - Auxerre en 2008 et L'Espagne du nord en 2010.

Et cet hiver, avec l'aide de Natacha pour la partie graphie, j'ai rédigé des fiches/résumés de tous mes voyages. Bonne lecture ! et n'hésitez pas 1 seconde à me contacter pour de plus amples renseignements.

2008 - Grenoble - Auxerre
2009 - Grenoble - Orange
2009 - Prague - Bellegrade
2010 - Le Nord-Ouest de l'Espagne
2011 - La traversée des Pyrénées + le récit complet
2012 - Les Vosges du Nord
2015 - La Loire
2016 - L'Ardèche
2016 - Vienne - Montpellier par les Cévènnes
2016 - Le Rhin
to be continued...

lundi 19 janvier 2015

Des vœux et du vrac

Chers tous, recevez mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2015 !

Je vous souhaite tout le meilleur pour vous et vos proches : du bonheur et la santé ! De l'énergie pour avancer, de la curiosité pour découvrir, de la concentration pour se développer... Du soleil et de la pluie pour le jardin... De l'amour !...


Ah, j'oubliais : de l'abnégation pour militer, (se) défendre, se battre pour ses idées.

Je suis CHARLIE, Je suis GREENPEACE, Je suis FRAPNA, Je suis MEDECINS SANS FRONTIERES... Je suis un homme libre qui veut choisir, décider, organiser, aménager le monde qui l'entoure, pour le bien de tous et l'intérêt général. Et vous ?

La lutte ne commence pas ni ne s'arrête au lendemain d'attaques terroristes... Elle est perpétuelle. 
Lutter, c'est aider son prochain même quand on est pressé, soutenir le faible, donner quand on n'a plus rien, savoir dire NON quand tout le monde dit OUI, s'ouvrir à l'innovation, prendre le temps de réfléchir aux générations futures, penser l'intérêt général, consommer local, donner sans rien attendre en retour, savoir recevoir, partager, prendre du recul sur ses habitudes, casser les intérêts privés liés à l'argent, considérer l'inconnu comme un ami, toujours sourire, c'est être citoyen !

Concrètement 

Lutter, c'est vendre sa voiture...

Lutter, c'est être nettoyeur de la montagne bénévole (en 2013 au Moucherotte)

La lutte c'est aujourd'hui le Center Parc de l'Isère -> signer la pétition

C'est aussi Notre-Dame-des-Landes... 

là c'était pour la grande chaîne humaine du printemps 2013

La lutte continue avec le Lyon - Turin


Pour se renseigner, voir le site officiel et un article de Média part 


Bon, on change de sujet !

Je voulais aussi vous montrer quelques photos du chantier de restauration de l'épave Arles-Rhône qui a séjourné plus de 2 ans dans notre laboratoire ARC-Nucléart. Même si cela fait déjà 18 mois que l'inauguration du musée a été faite, c'est une étape qui a marqué l'ensemble de l'équipe durablement. J'ai participé à de nombreuses étapes du traitement de conservation (mise sur support d'imprégnation, lyophilisation, etc.) des études (contamination en pyrite...) et de restauration : retrait des clous, manutention diverses et aussi à la fabrication du fac-similé du flanc bâbord arrière avec les outils d'époque (varlope, plane, rabot, herminettes, riflard, wastringue, scies...)

Lire quelques articles ici ou et encore ici

Mise sur support de l'épave dans nos atelier au printemps 2013. Les éléments à gauche en bois moderne font partie du fac-similé réalisé en sapin pour les bordés et en chêne pour la sole. 

Seulement la moitié de l'épave...

Travail à l'herminette pour dégrossir le bordé.

Finitions d'un bouchain au wastringue de chaisier.

Et pour finir...

Un peu d'humour : 



Et 2 vidéos d'APETOR. Thor, c'est un gaillard norvégien un peu barré mais un vrai amoureux de son pays et de la nature. Un expert de la neige et la glace aussi !



waiting for winter...



vendredi 26 décembre 2014

Lobster & Bägel

J'ai trouvé qu'une conférence aux Musée des Beaux-Arts de Boston (conférence sur la spectroscopie infrarouge appliquée à l'art et aux matériaux du patrimoine) était un pretexte correct pour une excursion outre-Atlantique. Je ne crois pas avoir été autant excité avant de partir à l'étranger, et je serai aussi enthousiaste si on me proposait de repartir là-bas demain ! A juste titre, l'Amérique fait partie des rêves d'enfants de tout un chacun...
Après 18 mois d'inactivité sur ce Blog, il fallait bien que j'écrive quelques mots sur ma rencontre avec les USA.

J'ai passé une semaine à Boston et une semaine à New-York, début novembre. Passées les formalités administratives (le gars de l'immigration qui te demande pourquoi tu as pris ton billet d'avion un dimanche et pas un mardi, ou pourquoi tu voyages seul et si ton métier te plait...) c'est un pays où on se sent bien et en sécurité. La vie est pratique et les gens accueillants. La première chose qui m'a frappé en atterrissant fut d'abord le froid ! En France c'était l'été indien; Là-bas, ça commençait à geler avec un vent qui te donne envie de rentrer dans le premier Starbuck; Grosse doudoune et bouches d'égout qui fument comme dans les films... Ensuite, c'est l'odeur qui te frappe. Ça sent la friture, mais pas la même qu'en France... Une friture made in USA. Parlons bouffe - On mange bien aux USA. Les prix sont à peu près les mêmes qu'en France. On trouve évidemment beaucoup de Fast-food (très peu de McDo), mais ils ont aussi leur propre culture culinaire et sont assez appliqués dans le respect des produits et le service. Boston est la capitale du Lobster (Homard) et on y déguste aussi la soupe de Palourdes, la Clam Showder. New york est très branché bouffe saine et bio. Il n'y a pas tant d'obèses que ça ! En tout cas dans les grandes villes du Nord-Est où le niveau de vie est élevé: à Boston on se déplace pas mal à vélo. Il y a des pistes cyclables et les gens conduisent tranquillement. C'est très hipster / bike Friendly. Sur le campus d'Harvard, les étudiants (et moi, et moi, et moi) font leur footing entre 2 cours le long de la Charles River. A New York, on vit à mille à l'heure et on saute facilement des repas du coup les calories s'accumulent peu.

Agglomération pépère de 4,5 millions d'habitants hébergeant 2 des plus prestigieuses universités de la planète. Ville au charme européen, disons British, aux petits buildings couleur de brique (ou presque). Très agréable à vivre, avec beaucoup de verdure, où l'eau n'est jamais loin. Un petit côté désuet comme j'aime. Quelques bâtiments historiques.
J'ai eu la chance de vivre Boston presque comme un local. J'allais faire mes courses au supermarché, j'étais logé chez l'habitant dans une belle maison victorienne et surtout j'avais un vélo pour me déplacer... (1000 Merci Josh !) Et là ça change tout ! Parce que les transports en commun ne sont pas hyper pratiques et sont lents, j'ai pu faire des tonnes de choses. J'ai parcouru la ville en long et en large. Il faut aussi avouer que grâce à Googlemap sur son Iphone/smartphone on n'est jamais perdu. Et on arrive toujours à se connecter au Wifi. Les nouvelles technologies ça permet quand même de gagner du temps...

Mes coups de cœurs de Boston
  • le Museum of fine Arts : riche collection dans un bâtiment moderne. Belle muséographie et on ne se bouscule pas : le TOP !
  • Les maisons victoriennes de Cambridge
  • Les buildings aux couleurs pastels du Financial district
  • Le Quartier de Back Bay à l'architecture gothique, et le quartier de Beacon Hill.
  • le restaurant panoramique du Prudential Center à ne pas manquer
  • L'ambiance d'un match de NBA au TD Garden : les Celtics ont perdu 107 à 110 contre les Raptors
  • Manger des scones au coffee shop "The Biscuit" à Cambridge et se prendre pour un étudiant d'Harvard
  • l'Accueil de Josh, Michelle, Lauren, Kathryn et Mickael dans la Coloc de Somerville
  • Faire du vélo dans les bouchons nocturnes entre les taxis blancs (!)
  • Déguster un Lobster Roll dans la petite baraque chauffée de James Hook

Environ 400 km séparent Boston de la Big Apple. Il y a plein de bus qui font la liaison pour ~25-40$. Les bus sont tous équipés de prises électriques et de wifi... Le trajet entre les deux ville donne une dimension au pays. Ses bretelles d'autoroute, sa nature encore pas totalement domptée, ses centres commerciaux, ses camions chromés... Whaou !
Et que dire de l'arrivée dans Manhattan avec ses buildings éclairés... En fait rien : on ne s'imagine pas du tout la taille des immeubles la nuit. Mais ça fait quand même quelquechose... Cette ville dégage une énergie, une aura complètement folle.
New York, New York... Allez-y et vous verrez. S'il y a une ville à voir dans le monde (après Paris bien sûr :-D ) c'est ELLE !! Buildings familiers qui tantôt vous élèvent, tantôt vous écrasent. Icône de la culture urbaine, expression à peine diluée de notre imaginaire, de nos fantasmes... Facile, spontanée, inaccessible, suffocante, nourricière, dérangeante, ordinaire, banale, extravagante, jouissive...

NYC - Coups de Coeur
  • Tous les buildings grands ou petits, l'architecture, les perspectives incroyables, un peu comme en montagne !
  • Le site de Ground Zero. Vaut à lui seul le voyage,
  • Les super musées (MoMA, MET, etc.)
  • Central Park...
  • le Quartier de Chelsea, SoHO et ses boutiques
  • Les coockies de Levain Bakery et Bagels de Bagels & Co sur Amsterdam Ave
  • le quadrillage des rues hyper pratique pour s'orienter

NYC - bizarre
  • ça manque un peu d'arbres...
  • les bonbonnes d'azote liquide à -193°C sur le bord de la route pour refroidir les réseaux de télécom et accessibles à n'importe qui
  • les Water towers en bois au sommet des immeubles
  • le nouveau gratte-ciel en construction qui manque un peu de charme
  • les taxis verts

NYC - à faire la prochaine fois

  • Voir Manhattan depuis le New Jersey en face
  • prendre un taxi jaune
  • plein d'autres musées...
  • regarder des tas de films qui se passent à New York >> voir la liste
  • Visiter Harlem
  • Passer plus de temps dans Brooklyn
  • Allez voir un concert de Jazz dans Greenwich village (et encore mieux au Blue Note)
  • Prendre la route vers l'Ouest et traverser le Pays...
Boston - Bâtiment dessiné par Frank Gehry au MIT

Boston - Match de basket au TD Garden Stadium

Boston - la Charles River

Boston - Granary Burying Ground

Boston - Dans le North End

Boston - Lobster Roll, Hot-dog au homard délicieux

NYC - Vue depuis la terrasse de l'hôtel Pod 51

NYC - Le Chrysler building sur Lexington Avenue.

NYC - La Gare centrale

NYC - Lady Liberty

NYC - Rue étroite dans le sud de l'île de Manhattan

NYC - Au pied du One world trade Center

NYC - Ground Zero

NYC - Ground Zero

NYC - le Flatiron

NYC - Times Square

NYC - les taxis

NYC - Depuis la terrasse du Rockfeller Center

Un Van Gogh au MoMA


NYC - Rames de métro

NYC - Central Park

NYC - Brooklyn bridge



Miam - Pork Belly et Black eyed Peas

Miam - Shack Burger !

Miam - Petit déjeuner classique dans un dinner 

Miam - Bägel with cream cheese

mercredi 10 juillet 2013

[DECOUVERTE] Centre de tri d'Athanor

ATHANOR, c'est cet énorme vaisseau blanc bardé d'acier qui crache par ses cheminées les derniers souffles des déchets des grenoblois. Construit en 1972, Athanor n'était à l'origine qu'un incinérateur qui permettait de chauffer l'hôpital Nord situé à proximité (Aujourd'hui il permet de chauffer 40000 logements). Le centre de tri fut créé en 1989 pour faire face à l'augmentation continue des déchets et répondre aux enjeux environnementaux de demain (donc d'aujourd'hui... enfin d'hier aussi! Heu...). Plus tard, c'est un centre de compostage qui est sorti de terre à quelques kilomètres de là près de Murianette (On peut y récupérer gratuitement du compost pour son jardin!). Il faut savoir que dans l'agglomération grenobloise, il n'y a que 2 types de poubelles: Une poubelle grise pour les ordures ménagères et une poubelle verte pour les déchets recyclables. La forte densité urbaine rendait la multiplication des bacs de tri assez difficile.


J'ai eu la chance d'appréhender cette installation mardi 2 juillet dans le cadre d'une visite organisée par la FRAPNA Isère, association dont je suis administrateur. On ne le sait pas mais en réalité tout le monde a le droit de visiter Athanor. C'est d'ailleurs à mon avis un devoir. D'une part, le monstre est beaucoup plus gros vu de près et assez impressionnant. A l'intérieur, c'est un enchevêtrement très ingénieux de tapis roulant, de cribles rotatifs, de trieurs (machines et hommes) qui séparent inlassablement un flot continu de déchets. D'autre part, cette visite créé un effet de miroir sur nous-même assez surprenant. Un regard à gauche ou à droite, et c'est notre vie qui défile: les pubs des supermarchés, les boites de médicaments soigneusement pliées, les bouteilles de lait, la vieille paire de godasse... Il me semble que c'est la raison pour laquelle tout le monde devrait voir ça, chacun se reconnaîtra dans la masse énorme des déchets et contribuera certainement à la réduction des déchets et à un meilleur tri.

La montagne de déchets à trier
 
Tri en cours...

Mission accomplie! Chaque cube pèse environ 1200 kg.

Il faut rendre hommage aux employés d'Athanor qui travaillent dans des conditions assez difficiles et jouent un rôle important pour notre société. Imaginez que cette mécanique bien huilée ne cesse de fonctionner. Que ferions-nous des milliers de tonnes de détritus que nous produisons? Ce point est tellement crucial qu'une équipe est présente en permanence sur le site pour pallier tous types de pannes et que l'usine est arrêtée toutes les nuits pour en faire une maintenance méticuleuse.

Au fait, il n'y a pas que les poubelles vertes qui sont triées. Les poubelles grises aussi! Une première phase sépare la matière compostable (dont seulement 50% sera réellement transformée en compost) et des électro-aimant viennent récupérer le métal. Tout le reste est incinéré pour produire chaleur et électricité. Voir la représentation schématique de la filière ci-dessous.


Nous n'avons pas visité l'incinérateur, mais il faut savoir que 90% de l'installation est occupée par des systèmes de filtres et de refroidissement des fumées permettant de figer les résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères (REFIOMS). Suite au scandale de la Dioxine au début des années 2000, des travaux importants ont été réalisés afin de diminuer massivement les émissions polluantes d'Athanor. Aujourd'hui, s'il existe toujours une polémique à ce sujet (des terrains à proximité de l'usine présentent des taux de polluants encore élevés), il semble que l'installation apporte des solutions concrètes à la problématique des déchets: production d'énergie et faible contribution à l'alimentation des décharges.
Une modernisation d'Athanor est prévue cet automne afin de trier plus efficacement l'aluminium. Des recherches sont faites pour développer des procédés permettant de valoriser tous les plastiques mais aujourd'hui, tout ce qui n'est pas une bouteille ou un flacon est incinéré.

Enfin n'oublions pas: Il faut réduire les déchets à la source ! Privilégiez les produits sans emballage ou ayant le moins d'emballage, faites vos courses au marché, réutilisez les sacs en plastique. Pensez à regarder sur le marché de l'occasion avant tout achat de matériel. Si vous devez acheter du neuf, privilégiez des produits de bonne qualité qui ont une durée de vie plus longue. Récupérez, recyclez, réutilisez les objets & pensez collectif: Prêtez et faites-vous prêter le matériel que vous utilisez rarement.

Ce qu'il faut retenir d'Athanor:
  • La phase de tri à la maison est essentielle pour optimiser la valorisation finale du contenu de la poubelle verte ( 54% seulement de nos déchets dits « triés » sont valorisés en matière première !)
  • Disposer les déchets en vrac. Lorsqu'ils sont dans des sacs, ils partent directement dans l'incinérateur.
  • Ne pas compacter les contenants car cela les rend moins détectables par les machines
  • Sale ou pas sale? Athanor s'en fiche. Il faut considérer la matière première recyclable avant tout! Exemple: Un carton de pizza souillé et gras reste un carton donc valorisable...
  • Ne jamais mettre de verre dans les poubelles Vertes et Grises ! On compte une centaine de coupures par an, donc 100 accidents du travail pour 40 trieurs.


jeudi 26 avril 2012

La montagne: N°1

Bonjour !

Voici le premier volet d'une série de messages en liens avec la montagne. 
Certains le savent, d'autres pas, je m'investis depuis maintenant 5 ans en tant que bénévole au sein d'association environnementaliste comme la FRAPNA, Mountain Wilderness, l'ADTC, etc.
En particulier, je suis administrateur de la FRAPNA Isère, responsable de la commission montagne. Qu'est-ce que cela veut dire clairement?
Comme la plupart des commissions et groupes de travail de la FRAPNA, nous assurons une veille écologique, via un réseau de correspondants locaux, des observations de terrain, les médias. Nous rédigeons des courriers à l'intention des élus, nous participons à des réunions, donnons notre avis aux enquêtes publiques, aux consultations. Nous élaborons des positions sur les thèmes de l'aménagement de la montagne, relayant au niveau local les grandes idées de protection et de gestion durable des territoires montagnards. Bien souvent, nous faisons en sorte que la Loi soit respectée.


l'Alpe d'Huez, terrain d'essai pour Caterpillar?

>>>> Concrètement en terme d'actions cela peut être, en vrac:
- Mener une action en justice contre un projet d'extension d'un domaine skiable dans une zone naturelle vierge,
- Proposer des orientations d'aménagement pour la montagne dans le cadre du SCOT de la région grenobloise,
- Proposer l'aménagement d'un arrêt de bus vers un site de départ de randonnée,
- Donner notre avis dans le cadre de l'élaboration d'un Plan Local d'Urbanisme
- Rencontrer des représentants de la Fédération des Clubs Alpins pour leur suggérer de former leur cadres aux problématiques environnementales,
- Organiser une manifestation contre l'heliski...

Mon engagement est né d'un triple constat: 
La montagne est belle / notre société la malmène / il faut la protéger. 

La montagne est pour moi l'emblème de l'ensemble des crises que nous vivons sur la planète: 
- crise climatique: le réchauffement y est plus important que n'importe où en Europe, +1,5°C en un siècle,
- spéculation immobilière: fuite en avant des stations, problème de lits froids, etc. La Suisse qui ne passe pas pour le pays le plus arriéré vient de voter le blocage à 20% du taux de résidences secondaires dans les communes de montagne !...
- précarité du travail: travail saisonnier...
- crise du logement: augmentation des prix du foncier lié à la spéculation immobilière, 
- crise énergétique...
- inégalités sociales: principalement liées au statut des salariés saisonnier, mais aussi à la très grande disparité entre des paysans exsangues et de richissimes touristes étrangers...  En Europe, les régions les plus pauvres, comme les plus riches, sont en montagne.

Comme partout ailleurs on veut une croissance à tout prix, et les stations s'opposent une concurrence féroce, chacune voulant être plus grosse que ses voisines... On transforme la montagne en un immense terrain de jeu aseptisé, raboté, sécurisé pour répondre aux normes. Celle-ci subit un véritable harcèlement moral (perte de l'identité des valeurs de la montagne), financier (invasion des milliardaires de la planète), et physique (bétonnage, construction de pistes, captages d'eau, etc. Le tout hors d'échelle.)

Le problème est que la montagne est un milieu très sensible qui garde encore en son sein une biodiversité d'une très grande richesse et des zones de tranquillité comme il n'y en a plus beaucoup ailleurs. La montagne est riche de ses contrastes !

Ainsi, plusieurs associations on décidé de lancer l'Appel pour nos montagnes, manifeste qui ne vise pas à critiquer vertement les stations de ski comme je le fait de manière un peu grossière et caricaturale (quoi que...?), mais qui souhaite avant tout redéfinir l'intérêt général dans les orientations d’aménagement de nos territoires. Je vous laisse soin de découvrir cet appel en cliquant sur le lien suivant.

Cliquez sur l'image et signez l'Appel

Pour continuer la réflexion, je vous invite à lire un petit texte de Philippe Bourdeau, professeur à l'Institut de Géographie Alpine de Grenoble. Loin d'être un militant de l'écologie (même si l'article est publié sur le site de Mountain Wilderness...) il présente de façon très didactique les problématiques de l'aménagement de la montagne.

Pour finir, j'ai eu envie de publier un texte d'Alain Machet, président de l'association savoyarde 'Vivre en Tarentaise'.
Ce texte est issu d'un échange de mail autour de l'élaboration d'une position commune FRAPNA sur le Schéma Régional Climat-Air-Énergie. Il présente sur un ton tout à fait neutre des problématiques que l'on ne s'imagine sûrement pas quand on vient en vacances à la neige...
" Il faut impérativement mettre le paquet sur la question des transports en commun: 75% du CO2 produit en Tarentaise provient du transport des touristes. Et contrairement à ce que je pensais, l'avion vient en tête du fait de la grande fréquentation de la Tarentaise par les Anglais... qui arrivent en charter ou low-cost dans les aéroports de Alpes. Ensuite vient évidemment le transport en voiture individuelle. Le bilan effectué par le Parc National de la Vanoise dans l'aire optimale d'adhésion confirme ce que j'avance là. Inutile de vous dire que les stations de Tarentaise ne sont pas mures pour renoncer à la clientèle britannique... Pourtant nous disposons d'une voie ferrée saturée le samedi en hiver. L'empreinte carbone du territoire pourrait être diminuée sensiblement en recourant au TGV et aux trains de nuit qui circuleraient un autre jour que le samedi... La voie est unique et les travaux nécessaires pour la doubler sont probablement hors de portée financièrement. Compte tenu de l'importance économique de l'or blanc et de la concurrence avec d'autres régions pour le moment on se contente d'y penser... Comme président de VET et du Conseil local de développement de Tarentaise, je peux vous dire que le futur plan climat énergie du territoire risque d'être à vocation d'information et de sensibilisation... Rien de contraignant, rien d'ambitieux quantitativement...
Récemment le canton d'Aime a voulu réaliser une étude sur la question des transports en commun et il a sollicité les 3 autres cantons de Tarentaise pour faire œuvre collective et de cohérence... Refus des 3 autres cantons... Beaucoup d'élus rêvent de croissance et de capter une fraction de la clientèle chinoise, ou d'augmenter la fréquentation des russes.
Bref, il est nécessaire de réunir autour d'une même table, l’État, la Région, les conseils généraux, la SNCF et les grandes stations de Tarentaise pour impulser une volonté d'ensemble. J'ai assisté au comité de ligne SNCF piloté par la Région au sujet de la desserte de Tarentaise. Il est évident que la Région n'a pas les moyens financiers pour agir efficacement. la SNCF veut arrêter les TGV à Albertville et supprimer les trains de nuit alors que ces trains coutent moins chers et peuvent prendre leur temps pour circuler...
La Tarentaise serait sans doute sensible à une taxe sur le carburant... mais sujet délicat évidemment.
Le tourisme hivernal est un tourisme de masse et réservé à une clientèle aisée: le forfait de ski est autour des 40 euros par jours en Tarentaise... Il n'y a pas d'alternative crédible à ce tourisme là sauf si l'on accepte de le voir rapporter moins d'argent... Un accompagnateur en raquettes n'est pas payé comme un moniteur de ski et loin de là... Nos stations ne sont pas prêtes pour la décroissance hélas... Donc le blocage du développement de l'offre d'hébergement paraît incontournable car tôt ou tard, il y aura moins de monde dans ces villes d'altitude: 30 000 personnes en gros dans chaque station de Tarentaise... Pour ma part je ne vois qu'une DTA contraignante pour mettre un peu d'ordre là dedans. Sachez que tous les équipements qui favorisent la diversification sont financés en général par la vente de droit à construire à des promoteurs. Dernier exemple en date à la Plagne: 2500 lits de plus pour financer un centre aqualudique excentré à 2000 m d'altitude...
La question de l'isolation des logements est importante, mais rejoint celle qui concerne tout un chacun: pourquoi dépenser 40 000 euros pour isoler une maison ou un chalet alors que l'on dépense à peine 2000 euros de combustible par an?... je n'ai pas de réponse, sauf déduction fiscale, mais le contexte que nous vivons ne semble pas s'y prêter.
En ce qui concerne la neige de culture, son impact énergétique reste faible par rapport au transport et au chauffage des logements. Par contre la question de la disponibilité de la ressource en eau est posée. Mais compte tenu des enjeux les stations de Tarentaise sont capables d'aller puiser dans le lac du Chevril si nécessaire... Mais la question de la gestion quantitative de l'eau reste très délicate dans notre vallée... Les Arcs, manquent d'eau pour construire de nouveaux lits. Il est question de faire remonter de l'eau depuis le fond de vallée...
En ce qui concerne le tourisme 4 saisons et la diversification, il faudrait y consacrer des moyens financiers importants, beaucoup de réflexion, de l'intelligence pour vulgariser tous les patrimoines montagnards. Il faut aussi savoir que le développement de la vie culturelle et festive en montagne est très important. Tous les jeunes le disent, en montagne on s'embête!!
En fait il faudrait une politique qui corrige l'image de la montagne très marquée par les aménagements lourds des 30 dernières années. Pour cela il faudrait communiquer sur les grands espaces naturels et vierges qui restent à découvrir et à protéger. Mais les élus ne veulent pas en entendre parler. Ils ont déjà donné avec le Parc National de la Vanoise... Voir les déboires de la charte dont aucune commune ne veut...
Il y a un autre enjeu que je ne vois nulle part: le partage des retombées financières de l'or blanc. 43 communes en Tarentaise et c'est le chacun pour soi! Quand est-ce que l'on impose un regroupement canton par canton avec une caisse unique, cela éviterait la concurrence entre les différentes communes? Une gestion de l'espace plus cohérente aussi. Je crains que le futur SCOT ne soit qu'une juxtaposition des projets communaux car pour le moment il n'est pas question de mutualiser les retombées des zones commerciales et artisanales. Du coup tout le monde en veut because l'évasion commerciale...
Enfin, il y a la question de la reconquête architecturale qui est très importante. Il faut de donner des objectifs à long terme pour redonner du caractère là où on a laissé les bâtiments se banaliser... Vaste chantier. Non aux refuges en tôle!!!! Genre Presset ..
Voilà un aperçu de mes réflexions d'aujourd'hui."


jeudi 15 mars 2012

Bonjour à tous,

Décidément j’ai du mal à alimenter ce blog… Par manque de temps! Entre le travail, les activités militantes associatives, la montagne, pas le temps de donner des nouvelles.

Mais comme je l’ai promis, voici le récit de mes aventures cyclo-pyrénéennes de cet été. C'est un peu long (je ne pensais pas arriver à en écrire autant!). Je me demande bien ce que j’en penserai dans 10 ans... Nostalgie des bons moments? Dérision du style de l'écriture?... En tout cas vous me direz si vous trouvez ça intéressant !


Passons à quelques nouvelles plus récentes:
D’abord les suites du précédent message sur ce blog : Il semblerait que la situation avec le RSI ce soit stabilisée. Depuis 4 mois je n'ai reçu aucun courrier, mais l'incident n'est toujours pas clos & je m'attends toujours à quelque énième rebondissement...

Pour rattraper les 104 heures manquantes, j'ai donc travaillé 5 semaines sur un chantier de charpente à Chamrousse. Au menu, des kilomètres de bardage sur une résidence de 150 logements. Je vous rassures, le dos n'a pas souffert :-)

Est venu ensuite le temps des vacances vers la Thaïlande. 4 semaines de belles images, des surprises (bonnes et mauvaises), mais surtout l'enrichissante découverte d'un peuple et d'une culture différente. Si vous voulez plus de détails, il faudra me demander en direct car je crois que je n'aurai pas le temps de faire un résumé...

En janvier, j'ai repris le travail à ARC-Nucléart, pour une durée d'un an, sur un poste assez similaire au précédent. Je vais participer notamment aux opérations de conservation/restauration de l'épave antique Arles-Rhône3, sortie des eaux l'été dernier. Le National Geographic suit de près cet aventure et propose en 2012 plusieurs articles dont le premier est dans le numéro de février.

Le reste du temps est toujours partagé avec les activités montagne: ski de rando (dont un raid de 7 jours entre Savoie et Val d'Aoste), ski de piste, raquettes avec les étudiants des universités de Grenoble.

Quelque-part en Savoie lors d'un raid à ski ce mois de février.

La montagne sera d'ailleurs le sujet de mes prochains messages sur ce blog!

Allez... je ne vais pas finir ce message sans quelque œuvre militante ;-)
D'abord en vous signalant que j'étais à la manifestation "chaine humaine pour sortir du nucléaire" organisée le dimanche 11 mars en vallée du Rhône. Ce fut une belle réussite !!!

Dans la chaîne humaine

Voici enfin trois petites pétitions à signer en un clic:
- Pétition pour la protection de l'apiculture et des consommateurs face au lobby des OGM

- Appel à un consensus européen pour une transition énergétique.
- Dites
NON aux gaz des schiste et demandez un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français.

A bientôt !!

dimanche 22 janvier 2012

104 heures

104 heures… le temps d’une obsession.

Vous le savez sûrement, j’exerce une double activité professionnelle depuis 2005.
- Salarié dans le privé (charpente ou technicien d’analyses),
- Profession libérale en tant qu’accompagnateur en montagne (AeM).

A ce titre, j’encadre entre 5 et 10 randonnées par an en tant que professionnel, soit un chiffre d’affaires entre 800 et 1600 euros. Pour cette activité réduite, l'entreprise GUIBLAIN paie très peu de charges: pas de cotisations à l’URSSAFF, cotisations de base au régime social des indépendants RSI (la caisse d’assurance maladie pour les professions libérales, environ 60 euros) et à la caisse de retraite CIPAV (environ 150 euros). A cela il faut ajouter mon adhésion au syndicat des accompagnateurs en montagne et l'assurance responsabilité civile pro (220 euros/an).

En septembre 2011, j’apprends par simple courrier que je suis affilié au RSI en tant que prestataire principal, au motif que je n’ai pas justifié d’une activité salariée suffisante en 2010, pour être 'exonéré'. Mon activité d'AeM est donc considérée comme activité principale !!!... Oh ( !) belle surprise de découvrir cette règle sur le fait accompli… et voilà qu’on me réclame la somme de 1838 euros pour régulariser l’année 2010 et régler ma cotisation 2011 !!!

Si on fait le calcul pour 2010, cela fait:
Bénéfice = Chiffre d'affaires – charges = 800 – (919+220+150) = - 499 euros !!
Et encore, je ne compte pas les frais liés à l'activité sur le terrain... Autant être bénévole à ce train là!!


J'ai passé des heures au téléphone avec les différents organismes qui se renvoyaient la balle: RSI, RAM... Mais au bout du compte, après avoir passé mes nerfs sur plusieurs opérateurs du RSI, il est apparu nettement qu'il n'y avait rien à faire... la règle, c'est la règle!!! Il faut justifier de 1200 heures de travail salarié pour être considéré comme salarié...

Pour 2010, impossible de rattraper les heures manquantes, mais pour 2011, en faisant le bilan de mes heures de paie, j'arrivais à 1096 heures. La situation pouvait être sauvée, mais il fallait maintenant trouver 104 heures de travail...

Or, je dois vous l'avouer, je me préparais à passer l'automne tranquille m'adonnant aux plaisirs de la lecture et de la bicyclette, attendant patiemment mon prochain contrat de travail à ARC-Nucléart qui était déjà planifié pour janvier 2012. Mais prenant cette infortune avec fatalité, je me suis lancé vivement dans 2 semaines de recherche d'emploi. Ces recherches ont été fructueuses puisque j'ai effectué une mission d'intérim de 5 semaines et que j'ai reçu 3 autres réponses positives sur 25 offres. En décembre, je pouvais partir en vacance tranquilles...

Mais l'histoire devait se dénouer encore d'une autre manière, puisque fin novembre, je reçois un nouvel appel de cotisation du RSI qui ne me demande plus que 459 euros pour 2010 & 2011, sans aucune explication ni détail... J'envoie donc mon chèque, et là, coup de théâtre en janvier, je reçois dans ma boite aux lettres un chèque de remboursements de toutes mes cotisations! :-D Espérons qu'il ne feront pas machine arrière !...


Toujours est-il que je reste affilié au RSI, et que je dois changer ma carte vitale, mais là, c'est encore une autre histoire compliquée...

Moralité de l'histoire:
  1. La 'sécurité sociale', via le RSI n'a pas hésité à réclamer plus que mon chiffre d'affaire, mettant en faillite mon entreprise! Les critères de calculs inadaptés étaient/seraient manifestement à revoir. Dans un second temps, le RSI a effacé mon ardoise sans aucune explication, mais je pense que mes coups de téléphone/gueule avaient tapé dans le mille... Il ne faut pas se laisser faire dans ce genre de situations, il y a toujours une place à la négociation, même dans les structures les plus rigides.
  2. Il y a du travail à Grenoble (en France?...) pour qui est motivé, mais il est très difficile de trouver des contrats courts et dans l'urgence, comme on pourrait le voir au cinéma. La période de recherche d'emploi a été une réelle micro-épreuve car je ne m'étais jamais mis autant la pression pour ça. Je dois souligner que contrairement à ce que l'on pourrait penser, la vraie recherche d'emploi est très chronophage et anxiogène. Autre chose, les recruteurs ne jouent pas bien le jeu puisque sur 25 CV et lettres de motivation envoyés (grande distribution, intérim, distribution de courrier, jobs étudiants...), je n'ai reçu que 10 réponses... Il y a de quoi perdre sa motivation!